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              Expériences étrangères 

 

 

Dans de nombreux pays industrialisés se sont développées des alternatives aux naissances hyper médicalisées. 

  • Centres de naissance, 
  • Maisons de naissance gérée par des sages-femmes, 
  • Maisons de naissance co-gérées par des parents et des professionnels,
  • Accouchements à domicile,
  • Plateau technique pour des sages-femmes libérales.

Chaque lieu à sa propre histoire, et sa propre forme. Les services proposés dans une maison de naissance diffèrent d’un endroit à un autre.

  • Avec ou sans lieu de préparation, 

  • Avec ou sans lieu de consultation,

  • Avec ou sans association de parents, 

  • Sages-femmes salariées, libérales, en binômes…

               

                 Voici quelques exemples :

 

1) USA

Aux États-Unis, les premières maisons de naissance voient le jour dans les années 80. Elles sont aussi un moyen d’encadrer des accouchements à domicile « réactionnels » (des femmes qui préfèrent accoucher seules que d’aller à l’hôpital), et offre la compétence des sages-femmes, ainsi que des locaux adaptés aux accouchements normaux.

Les compagnies d'assurances remboursent les accouchements dans les maisons de naissance, en effet elles estiment que le concept des maisons de naissance a fait ses preuves en dix ans d'expérience. Leurs arguments sont les suivants :

·        L'emploi rare de la technologie coûteuse.

·        Les consultations et les soins pendant la grossesse, pendant la naissance et la période post natale sont assurés par une sage-femme. La continuité des soins par une même personne contribue à la promotion de la santé des femmes et leur famille 

·        Dans la vie d'une femme, grossesse et naissance offrent la possibilité idéale pour développer une attitude responsable et consciente de sa propre santé. Souvent dans la grossesse, les femmes entrent en premier contact intensif avec le système médical, cette expérience marque leur attitude envers leur corps, et leur vue sur la santé et la maladie. Les femmes les transmettent dans leur famille, elles deviennent multiplicatrices potentielles d'une attitude saine pour leur propre comportement.

Enfin un journal médical a publié des statistiques très favorables aux maisons de naissance. Sur 12000 femmes qui accouchent le taux de mortalité périnatale = 1,3/1000 et les césariennes représentent 4,4 % (femmes transférées). C'est la moitié du taux des femmes à bas risque, à l'hôpital. La conclusion de cette étude a débouché sur la règle des trois S :

Satisfaction (satisfaction)

Safety (sécurité)

Savings (économies)

Un document décisif aux États-Unis, du NACC (National Association of Childbirth Centers). voir document 2 nous montre , que la maison de naissance entraîne moins de frais pour les femmes à bas risque, plus de services pour moins de frais, et des femmes satisfaites de leur expérience.

 

2) QUEBEC

Voir document sur le Québec

Les maisons de naissance ont été crées au Québec dans le cadre de projets pilotes afin d’envisager la légalisation de la profession de sage-femme.

En 1989,  projet de loi concernant la pratique des sages-femmes à titre expérimental est déposé à l’ Assemblée Nationale. En effet, « dès les années 70, les femmes québécoises se sont mises à réclamer des services de sages-femmes, argumentant que la grossesse et l’accouchement étaient devenus trop médicalisés et déshumanisés » (BLAIS la pratique des sages-femmes au Québec. De l’expérimentation à la légalisation , Santé et recherche 98 ; 93 26-30). Sept projets sont retenus

Contrairement à la Suisse les maisons de naissance québécoises font partie du service public de santé. Elles sont rattachées à des centres de santé communautaires. Des comités disciplinaires sont chargés d’évaluer en permanence les projets.

Ces maisons de naissance sont aménagées comme des véritables maisons. Cela ressemble à un chez soi ce qui confère une dimension humaine à l’établissement. Cet endroit chaleureux, familier, intime, accueille les femmes et leur famille à tout moment de la période périnatale.

Elles y viennent pour les consultations, les séances de préparations à la naissance, l’accouchement, la visite post-natale ou tout simplement pour discuter ou bavarder.

Leur capacité moyenne est en général d’environ 200 accouchements/an. 

Le séjour est de courte durée : 3 à 24 heures environ après la naissance. Ensuite la sage-femme se rend au domicile tous les jours jusqu’au 8ème jour en général.

Ces maisons de naissance possèdent l’équipement nécessaire pour les accouchements normaux et pour répondre aux urgences (matériel à perfuser, médicaments, matériel de réanimation du nouveau-né), dans la limite des compétences légales des sages-femmes.

Au cours du suivi complet, la femme sera principalement suivie par la même sage-femme, conformément au principe de l’accompagnement global. Elle rencontrera également une autre sage-femme qui sera présente à l’accouchement, pour assister sa collègue. Ces conditions sont fondamentales pour le respect de la sécurité primaire.

 L’évaluation de ces pratiques a été positive puisque l’exercice de la profession de sage-femme a été légalisée en  1999. L’activité sage-femme a été comparée à l’activité des médecins. Les populations étant toujours appariées, à bas risque, pour toutes les comparaisons. Le caractère physiologique de la naissance s’est confirmé pour l’ouverture de la première école de sages-femmes, en dehors d’une faculté de médecine.

Ce type de suivi comme accompagnement global par une sage-femme, a permis :

  1. Une hospitalisation pendant la grossesse moins fréquente (3% contre 10% pour les femmes suivi par un médecin) ;
  2. Des interventions au cours de l’accouchement moins fréquentes, que ce soit pour les césariennes : 6% contre 13%, ou pour les péridurales : 11% contre 49% ;
  3. Une réduction d’environ 50% du nombre de bébés prématurés ou de moins de 2500g, ce qui est un gain énorme en terme de santé publique.

Cependant, une augmentation du taux de mortalité périnatale semble avoir été observée dans le suivi des sages-femmes, sans que les données puissent être classées comme statistiquement significatives. Un tel résultat n’a pas été rapporté par les statistiques atténuées dans les maisons de naissance des autres pays.

Au niveau de la satisfaction des femmes suivies par les sages-femmes, les résultats sont très parlant. Les femmes ont répondu plus positivement pour tous les indicateurs.

Un dernier point de comparaison satisfaisant en terme de santé publique est l’augmentation des chiffres d’allaitement maternel. Les femmes ont plus souvent allaité leur bébé (94% contre 64%) et ceci plus longtemps (88% allaitaient encore après trois mois).

 

3) Allemagne

En Allemagne le mouvement a démarré par la volonté de femmes d’informer d’autres femmes sur leurs capacités à accoucher. Elles ont ouvert un « bureau de contact » animé par des éducatrices à la naissance. 

Le gouvernement subventionnait le mouvement avec l’idée de l’importance des femmes dans la société, pour la transmission d’une conscience de la santé, qui commence par le respect de leur propre corps lors de la naissance de leurs enfants. Dans la vie d’une femme, grossesse et naissance offrent la possibilité idéale pour développer une attitude responsable et consciente de sa propre santé. C’est souvent le premier contact intensif des femmes avec le système de santé ; cette expérience marque leur attitude envers leur corps, et leur vue sur la santé et la maladie. Les femmes les transmettent dans leur famille, elles deviennent multiplicatrices potentielles d’une attitude saine par leur propre comportement. 

Le but était d’encourager les femmes à se rendre compte de leurs propres besoins et désirs, pour en parler ensuite avec leur médecin. Devant l’échec de la collaboration, le groupe de travail, s’inspirant des « Birth Center » (USA), élabora un concept d’une maison de naissance indépendante mais travaillant avec une clinique. Ils cherchèrent les professionnels, et la première maison de naissance allemande naissait à Berlin en janvier 1987. Aujourd’hui 10 sages-femmes pratiquent l’accouchement dans ce lieu : «Klausenerplatz ».

Parmi la cinquantaine de maisons de naissance ouvertes depuis, certaines sont plus modestes avec simplement une à trois sages-femmes. A Hohenschönhausen (Berlin), deux sages-femmes sont à l’origine de l’ouverture de la maison de naissance. Elles sont maintenant trois sages-femmes, qui suivent chacune leurs propres clientes. Dans un autre lieu une des sages-femmes est directrice avec une équipe de 10 sages-femmes libérales. Tout ce passe comme dans les autres maisons de naissance, mais la patiente ne peut choisir la sage-femme qui l’accompagnera pour l’accouchement, car il y a des tours de gardes.

Après la chute du mur de Berlin en 1989, les sages-femmes purent exercer en libéral et furent même soutenue financièrement pour s’installer, ce qui permit à des maisons de naissance d’être créée dans l’est.

Pour certains projet, les autorités ont accepté le dossier, pour d’autres il a fallu une dure bataille avec les autorités et les médecins de la maternité voisine.

En général la femme arrive pour les premières contractions et repart 4 heures après la naissance. Elle est suivie à domicile par la sage-femme qui accompagne la naissance. Pendant l’accouchement une deuxième sage-femme vient souvent soutenir en fin de travail. 

Au début des années 90, les demandes dépassaient les possibilités d’accueil des maisons de naissance, ce qui amena à promouvoir la philosophie des maisons de naissance à travers le pays, et à favoriser leur développement en réseau à travers l’ Allemagne, et d’autres pays, le Netzwerk s’est ainsi créé.

Depuis 1995, après que les parents aient témoignés et fait des procès aux assurances de santé, les frais dans les maisons de naissance sont pris en charge.

 

4) SUISSE

Les maisons de naissance existent en Suisse depuis 1941. Elles avaient alors pour fonction de donner une demeure aux femmes seules et célibataires.

Dès 1978/79, il y a eu une demande des femmes pour accoucher à domicile, qui a conduit des personnes à réfléchir sur une autre prise en charge de la naissance. L’impact des idéologies Leboyer, Lamaze et celles des défenseurs de l’accouchement dans l’eau est considérable sur les nouvelles générations de sages-femmes.

En 1983, Doris Erbacher ouvre la première maison de naissance à Lenzbourg. C’est cet exemple qui motivera les jeunes sages-femmes à se lancer dans cette voie de l’obstétrique. En 1988, deux autres maisons de naissance ouvrent à Zurich, en profitant de l’expérience berlinoise. Elles s’appuient sur un texte de loi du code des communes (article 54) qui dit que chaque commune doit mettre une sage-femme à la disposition des habitants, les sages-femmes libérales ont obtenus au bout de dix ans une rémunération, qui encore quinze ans après est de 120 FF de l’heure, 6600 FF pour un accouchement à domicile. Puis les sages-femmes ont voulu faire des accouchements chez elles. En 1992, 5 maisons d'accouchements échange des idées et rejoigne le Netzwerk. Aujourd'hui il y a 12 maisons de naissance en Suisse.

Chaque maison de naissance est totalement indépendante et se situe en dehors de tout établissement hospitalier.

Les sages-femmes y exercent en assurant des gardes ou des astreintes, ce qui ne permet pas toujours de respecter le principe de l’accompagnement global de la maternité, par la même professionnelle.

Les résultats épidémiologiques pour la maison de naissance de Wald, pour la période de 1993-1998 sont les suivants : 9% des femmes ont  été transférées vers l’hôpital pendant l’accouchement, et ceci précocement et hors de l’urgence, car 91% de ces transferts se font par véhicules personnels. Il n’y a pas eu de mort pour tous ces transferts.

En 1998, 882 bébés sont nés en Suisse dans les 10 maisons de naissance existant alors.

 

5)ITALIE

CASA DEL PARTO (réf. Mémoire MdN en Belgique Mythe ou réalité)

La Casa del Parto, une maison de naissance originale de par ses origines, fait partie d'une structure plus grande appelée Villagio della madre e del fanciullo. Ce village fut créé après la guerre dans le but d'accueillir les réfugiées enceintes et les mères dans une communauté afin de répondre aux besoins des femmes de vivre leur maternité dans une maison. En 1957 fut construite la structure actuelle, avec un secrétariat, des bureaux et trois foyers autonomes de six/sept femmes. Il existe aussi une crèche accueillant les enfants de l à 3 ans. L'un des bâtiments est destiné aux accouchements. En 1989 ce dernier est restructuré et on décide de l'ouvrir aux femmes extérieures au village : la Casa del Parto est née, avec l'exigence des femmes à vivre l'une des expériences les plus importantes de leur vie, en respectant ses étapes naturelles physiques et émotives.

L'objectif est d'accompagner la femme dans sa maternité en lui fournissant des instruments pour affronter non seulement l'accouchement, mais aussi le post-partum et les douze premiers mois de son enfant. De plus, il s'agit d'un lieu de rencontre féminin qui permet aux femmes de se parler de toute une série de petits problème; devant lesquels elles se retrouvent bien souvent seules.

Le nombre des accouchements à la Casa del Parto est faible (environ 30 par an). Le suivi pré et post-natal est de loin plus élevé. Toutes les dépenses occasionnées par les soins sont à la charge des clientes. Aucun remboursement n'est prévu en Italie pour les soins extra-hospitaliers. Cela constitue vraisemblablement un frein à la fréquentation de la Casa del Parto de Milan (les femmes du village ne paient rien).

La Casa del Parto ne fait pas de publicité. Les femmes apprennent son existence par le bouche à oreille. La première rencontre est organisée par l'éducatrice qui donne les informations globales au couple, le fonctionnement, les prix. Quand les parents sont décidés, ils prennent rendez-vous avec une sage-femme. Ce premier contact est souvent l'occasion d'exprimer ses attentes, ses peurs et de décrire sa situation familiale. La sage-femme fixe le calendrier des visites et invite le couple à suivre les groupes de rencontres prénatales. 

Lorsque le travail de la femme commence, elle appelle une des trois sages-femmes, suivant son choix, toujours joignables, qui l'accompagne à la Casa del Parto. La sage-femme suit le travail en offrant un maximum d'intimité et de liberté de mouvement. Quand la fin du travail approche, la sage-femme appelle une de ses collègues pour l'aider, cela augmente la sécurité et la disponibilité. L'enfant né, la mère peut le garder sur son ventre aussi longtemps qu'elle le désire. La sage-femme reste au moins deux heures après l'accouchement puis appelle l’éducatrice. Celle-ci reste jusqu'au départ des parents (ils restent environ douze heures à la Casa del Parto après la naissance). La sage-femme vient au domicile parental prendre soin de la mère et de l'enfant, le lendemain de la naissance et chaque jour jusqu'au quatrième jour puis le sixième et enfin le dixième jour. 

En cas d'urgence les femmes sont transférées à l'hôpital avec lequel un accord a été conclu. La sage-femme accompagne la maman. 

L'un des gros problèmes, auquel la Casa del Parto est confrontée, est financier (matériel, trajets et heures du personnel représentent un capital qui est à peine compensé par les prix des services tels que les cours). II reste que la Casa del Parto répond au besoin des femmes de retourner vers plus de sérénité, d'humanité, sans pour autant sauter le pas de l'accouchement à domicile pour lequel beaucoup de femmes ne se sentent pas prêtes.

 

6) Angleterre

            Le Centre de Naissances d’Edgware (Elizabeth Manero, Jane Walker, Forum Naissance 19 février 1999, Paris) est une maison de naissances gérée par les sages-femmes, qui offre un service « comme chez soi » aux femmes et à leurs familles. Elle est située dans un centre de soins primaires, à 12 km de la maternité la plus proche ; des critères de sélections ont été agréés dans le cadre d’une politique de mesure de risques et seules les femmes qui ont une grossesse normale et chez qui on anticipe un accouchement eutocique y ont accès. En cas de transfert, les sages-femmes continuent à offrir leurs services à la femme et à sa famille. Il n’y a pas de service obstétrical d’urgence sur place et les sages-femmes au Centre de Naissances doivent donc posséder une expérience professionnelle qui leur permet d’avoir confiance en elles.

Tout le personnel partage une philosophie qui considère la naissance comme un événement physique, psychologique et social important. L’accompagnement offert par les sages-femmes reflète cette attitude. Elles doivent pouvoir démontrer que leur pratique est basée sur des éléments de recherche dans le cadre d’une philosophie de soins basée sur les besoins de la femme, de la famille. Le lieu est considéré comme un centre familial, où les femmes s’encouragent mutuellement. L’accent est mis sur la satisfaction personnelle et le choix éclairé des femmes.

Au niveau national, la promotion des Centres de Naissances s’est faite :

D’une part, suite au rapport de la Commission de la Chambre des Communes (1992), « La politique visant à encourager toutes les femmes à accoucher dans un hôpital ne peut être justifié par des motifs de sécurité »

D’autre part, par la création d’un groupe d’experts qui ont produit un rapport « Changer la naissance ». 

Le Centre de Naissance est financé par le Ministre de la Santé.

Le Dover Family Birthing Center (Dossiers de l’Obstétrique, n°302, Christine Blanchot Isola) a été réalisé selon un projet de sages-femmes avec le soutien du N. H. S. (Service Public Hospitalier) à partir d’une structure hospitalière traditionnelle et du manque de médecins. L’activité du centre est organisée par les sages-femmes et sous leur totale responsabilité. Ce service s’intègre au réseau hospitalier et social.

Les principes : accueil personnalisé des familles, approche physiologique de la naissance (application des critères de l’accouchement à la maison), un soutien à la parentalité.

En Grande-Bretagne, des procès ont lieu pour une césarienne ou une épisiotomie considérée comme abusive. Les sages-femmes parlent des femmes et jamais des patientes. 

 

7) BELGIQUE

En Belgique c’est à Bruxelles que le premier projet de maison de naissance  est naît, il y a de cela 20 ans : Infor-naissance. Des professionnels autour de la naissance faisaient partie de ce projet, gynécologues, assistante sociales, psychologues. Au départ, le projet n’incluait pas les sages-femmes. Mais elles se sont petit à petit senties concernées.  Le projet a été interrompu avec la fermeture d’Infor-naissance.

Des sages-femmes ont repris le flambeau de l’information des femmes et des femailles. Après un voyage au Québec, elles mettent sur pied un projet de maison de naissance. En 1998, il n’y avait encore que cette maison de naissance, sans naissance, sur tout le territoire. Mais en trois ans des projets ont aboutis. Il existe aujourd’hui, 5 maisons de naissance en Belgique. 

  • A Liège : La Maisonnée 
  • A La Louvière :  Clinisoins 
  • 3 en Flandre : Gand, Louvain et Tirlemont 

La Maisonnée est la plus grande. 11 sages-femmes travaillent en collaboration. Les autres maisons de naissance n’ont qu’une sage-femme pour les naissances.

La maison de naissance se divise en 3 parties :

  • Le rez-de-chaussée pour l’accueil, les consultations, le massage et les préparations à l’accouchement.
  • Le premier étage pour les informations, le chant prénatal ainsi que la chambre d’accouchement (équipée d’une baignoire).
  • Le second étage avec la pièce « tendresse » pour le massage bébé et l’ initiation des mamans au portage bébé ainsi qu’une cuisine.

Voici des extrait d’un document élaboré par l’ Union Professionnelle des Accoucheuses de Belgique pour la protection de la définition des maisons de naissance.

« Une maison de naissance est un petit établissement (maison ou partie de maison) tenu par des sages-femmes, ne faisant pas partie d'un hôpital mais s'y trouvant proche géographiquement, où les femmes en bonne santé, dont la grossesse se déroule normalement, peuvent être suivies médicalement, accoucher et trouver de multiples services reliés à leur maternité. »

Une maison de naissance s’adresse aux « couples qui optent pour une approche naturelle et humaine de la grossesse et de la naissance, à condition que le bébé arrive à terme, que la mère soit en bonne santé et que le déroulement de sa grossesse laisse présager un dénouement normal. »

« Les mêmes sages-femmes vous accompagnent durant la grossesse, à l’accouchement et lors du retour à la maison. Le séjour des parents ne dépasse en général pas 24 heures après l’accouchement. Les soins post-partum sont assurés à domicile.

« Les interventions lors d’un accouchement en maison de naissance sont limitées : pas de déclenchement, pas d’accélération du travail, pas de péridurale. »

« Les soins simples, parfois utiles lors d’un accouchement normal, y sont assurés par les sages-femmes : suture en cas de déchirure du périnée, injection de médicaments pour contrôler un début d’hémorragie, oxygène pour aider un bébé à bien amorcer sa respiration autonome, etc. »

« La sécurité des femmes et des bébés est assurée par la compétence des sages-femmes à dépister les conditions qui pourraient mener à des complications et à transférer les mamans vers un hôpital en cas de doute, très rarement en urgence. »

« Les prestations des sages-femmes sont remboursées à 100% par l’INAMI. Une participation aux frais (repas, hébergement, matériel,…) de quelques centaines d’euros est demandée aux parents. »

 

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