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              Pourquoi créer une maison de
naissance ? 

 

  

1) Un constat fait par l'Organisation Mondiale de la Santé(O.M.S.) 

a) Historique

 Pendant cinq années, de 1979 à 1984, le groupe d'études périnatales du Bureau régional Europe de l' 0. M. S. a mené des enquêtes, dont la conclusion comporte trois grandes recommandations

« 1) Combiner l'approche médicale et l'approche sociale des services résolus pendant la « grossesse, l'accouchement et la période postnatale ;
« 2) Faire une évaluation scientifique sérieuse de tous ces services,  tous les niveaux ;
« 3) Accroître le rôle des femmes dans la définition de leurs besoins sanitaires, dans la « planification, et dans le choix de la façon dont elles les utiliseront.

« Il est essentiel que la femme sente qu'elle maîtrise la situation si l'on veut qu'elle puisse « spontanément et efficacement ouvrir son corps pour mettre son enfant au monde.

« Par conséquent, le sentiment d'avoir la liberté de choix, et ce faisant, de maîtriser la « situation, est peut-être plus importante que l'objet du choix.

« Les êtres humains ont également toujours considéré que certaines choses étaient aussi « importantes que la survie, par exemple la liberté de vivre sa vie à son gré et de faire des « choix individuels en accord avec sa propre échelle de valeurs autant qu'avec l'échelle de « valeurs de la société. »

Texte publiée dans : La Maternité en Europe, Rapport sur une Etude - O.M.S. – 1988, Santé Publique en Europe 26.

Dès 1985, la publication de ces textes dans The Lancet a suscité de véhémentes protestations de la part des obstétriciens européens et des réactions enthousiastes chez les associations qui ont entrepris une diffusion de ces informations.

« A Copenhague, le bureau régional de 1'O.M.S. pour l'Europe reçut un appel du département de la  santé du Royaume Uni, les informant que le collège royal d'obstétriciens et gynécologues  britanniques étaient consternés par une série de recommandations de 1'O.M.S. publiés dans un  journal médical prestigieux (O.M.S. 1985).

« Les obstétriciens de la République Fédérale Allemande envoyèrent une lettre de protestations en  demandant à 1'O.M.S. de désavouer publiquement ces recommandations.

« La recommandation de 1'O.M.S. stipulant que les femmes doivent participer aux décisions  concernant leur accouchement  est rejetée par le comité exécutif de la société nationale d'obstétrique  de Hongrie qui estime, que seuls les obstétriciens sont compétents pour prendre des décisions « concernant la naissance.

« En Autriche une importante émission télévisée hebdomadaire, consacre l’émission entière à un débat  animé à propos des recommandations de 1'O.M.S.

«  Alors que les regroupements professionnels luttaient contre les recommandations de l'O.M.S.,  celles-ci étaient favorablement reçues par les femmes à travers le monde, elles furent traduites par plus de 20 organisations de femmes en Italie, imprimées par milliers et affichées par milliers dans « les centres de santé. De nombreuses associations concernées par la naissance en France, Etats Unis,  Brésil, Australie, Finlande, Grande Bretagne, traduisirent elles aussi des milliers de copies dans leurs pays respectifs.

« Peu de recommandations officielles génèrent une telle approbation de la population. » 

Traduction du livre de Mardsen Wagner, “Pursuing the Birth Machine : The Surche For Appropriate Birth
Technology » , ACE Graphics 1994, Chapitre l page 6, où il  évoque les réactions des gynécologues-obstétriciens 

suite aux recommandations de l'O.M.S. publiées dans The Lancet, volume 2  page 436/437 en 1985 (technologie

adaptée  la naissance),

   En 1988, le Parlement de Strasbourg a repris les conclusions de l’O.M.S. et a édicté la Charte des droits de la parturiente (Résolution (doc. B2-712-86) voir les DO N°211 novembre 1993 page 12 sur la charte des droits….présentée conformément à l'article 47 du règlement et votée au Parlement Européen, Strasbourg, juillet 1988) dont le premier alinéa stipule : 

«  A - Considérant que, dans la plupart des cas, l'accouchement a perdu son caractère spontané et
naturel
en raison, souvent d’une médicalisation inutile... »

   En 1996, le groupe d'études publie un guide pratique : Les soins liés à  un accouchement normal : guide pratique ; Rapport  d'un groupe de travail technique   WHO/FRH/MSM/96.24

C'est la référence essentielle sur laquelle nous nous basons. Le guide est la synthèse d'études réunies en Europe sur l'obstétrique et ses pratiques. Il lance un défi de taille puisqu'il appelle une révision des habitudes et des traditions, mais c'est aussi un pas en avant vers la médicalisation de la naissance moins omniprésente. Nous défendons sa large diffusion auprès des professionnels et des associations de parents. Ce guide répertorie notamment les pratiques néfastes et les pratiques à encourager : Chapitre 6, pages 40 à 43 Classification les pratiques utilisées pendant un accouchement normal (voir annexe )

   En 1997, le directeur de l’O.M.S. signe un éditorial dans le magazine santé du monde n°2 dans lequel il déclare :

 

 

 

 

 

 

« … On sait très bien pourquoi les femmes qui donnent la vie risque de rester handicapées ou de mourir…
Il faut faire de la santé des femmes une priorité…
Les personnes les mieux armées pour assurer des soins technologiques appropriés et rentables sont celles qui possèdent des compétences obstétricales et vivent près d’elle. Dans la plupart des cas : les sages-femmes. …
Une faible mortalité maternelle va de paire avec une forte proportion d’accouchements pratiqués par une sage-femme. …
La sage-femme est surtout la garantie qu’une intervention inutile est évitée et que la qualité des soins se maintient… »

La Suède pays en tête avec un très bon taux de mortalité infantile, compte une sage-femme pour 1000 habitants, contre une pour 6000 habitants en France.

 

b) La France face aux recommandations de l’O.M.S.

 Selon le discours de Michel Odent, gynécologue obstétricien et responsable du centre de recherche en Santé Primale de Londres : «  Ce qui est vraiment particulier à notre époque en matière de naissances, c'est l'extraordinaire hiatus entre les données scientifiques publiées dans les journaux médicaux qui font autorité, et les méthodes utilisées en obstétrique. »

II semble que l'incohérence des mesures gouvernementales en matière de maternité provienne de l'ignorance des études de l'O. M. S. dont nous nous permettons de transmettre ici de large extraits, (voir annexe )

Dans ce chapitre nous allons citer des extraits 

             1°) du rapport O.M.S. : La Maternité en Europe, Rapport sur une Etude - O.M.S. -1988, Santé Publique en Europe 26, nous l’appèlerons rapport O.M.S.

            2°) nous citerons également des extraits du guide pratique, Maternité sans risque : Les soins liés à un accouchement normal, Rapport d’un groupe de travail technique, O.M.S., 1996, nous l’appèlerons guide O.M.S.

 

Déclenchement : Une femme sur cinq est déclenchée en France actuellement.

« On trouve dans la littérature scientifique des études montrant qu'il y a une relation entre le travail provoqué par les médicaments et l'accroissement du travail avant terme, la détresse fœtale, l'ictère néonatal, et les infections maternelles. (page 94 du rapport O.M.S.)

 

Monitoring: Toutes les femmes sont monitorées durant le temps de travail.

« II est hors de doute que son utilisation pour surveiller le rythme cardiaque fœtal au cours de l'accouchement à été partiellement responsable dans de nombreux pays dune augmentation spectaculaire de la proportion de césariennes, passe de 5%-10%  20%-30% et plus. …  Du fait que les tracés sont difficiles à interpréter, en particulier pour distinguer entre stress fœtal normal pendant le travail  et la détresse fœtale, les résultats de la surveillance sont souvent interprétés comme anormaux, cette interprétation provoquant, à son tour, une décision d’intervention. » (page 95 du rapport O.M.S.)

« En conclusion, la méthode de choix pour la surveillance du fœtus pendant le travail normal est l’auscultation intermittente. » (page 22 du guide O.M..S.)

 Dans la classification des pratiques pendant un accouchement normal, on trouve page 41 du guide O.M.S.  Pratique dont l’utilité peut être démontrée et qu’il convient d’encourager. N°12 : « Surveillance fœtale avec auscultation intermittente. » Et page 43, pratique fréquemment utilisée à tord N°4 : « Monitorage électronique du fœtus. »

 Le Lancet, journal médical prestigieux, publie le 12 décembre 1997, une revue d'ensemble de 15 études prospectives randomisées contrôlées comparant le monitoring électronique fœtal continu et l'auscultation intermittente. Toutes ses études sont arrivées aux mêmes conclusions. L'utilisation du monitoring électronique fœtal, n'a qu'un seul effet constant et significatif sur les statistiques, c'est d'augmenter le taux de césariennes.

 

Césarienne : 

Comme on vient de le voir le monitoring a un effet sur l’augmentation du nombre de césarienne. En 1995 15,9 % de césarienne, en 1998 17,5 % et 19,6 % chez les primipares.

Un deuxième facteur de cette augmentation est la menace de poursuites judiciaires. Cette menace « est avancée comme une des raisons importante du recours accru à cette opération. Dans cette pratique médicale défensive, il est plus sûr (pour le médecin) d’intervenir que de ne rien faire… Or, la césarienne est une opération de grande chirurgie qui comporte de vrais dangers. » Le danger pour la femme représente 1 décès pour 1000 césariennes. La moitié de ces décès « …sont dus à l’acte chirurgical lui-même… Des recherches ont établi que la césarienne comporte aussi des risques importants pour l’enfant… »

(page 97 du rapport O.M.S.).

 

Episiotomie :

« Des examens approfondis de la littérature concluent qu’un taux d’épisiotomie allant jusqu’à 20 % peut-être scientifiquement justifié. Dans certaines régions d’Europe, la proportion des épisiotomies est de 1,5%, et celle des déchirures spontanées de 4,5%, ce qui mérite réflexion. » (page 96 du rapport O.M.S.).

Dans la classification des pratiques pendant un accouchement normal, on trouve page 43 du guide O.M.S.  Pratique fréquemment utilisée à tord N°13 : « Utilisation courante ou systématique de l’épisiotomie. ». Or en France en  1998 les statistiques donnent 50,9 % d’épisiotomie, chiffre pouvant aller jusqu’à 85 % pour un premier bébé.

 

 

 

Le lieu : 

Seulement 0,5% des naissances ont lieu à domicile en France. 

« II ne faut pas oublier qu'il n'a jamais été scientifiquement démontré que, pour une femme ayant eu une grossesse normale, l'hôpital offre une plus grande sécurité pour l'accouchement que le domicile.

Les études sur les accouchements prévus à domicile dans les pays développés ont démontré qu'il y avait beaucoup moins d'interventions lors des accouchements à domicile que lors des accouchements à l'hôpital » (page 91 du rapport O.M.S.)

En page 14 du guide O.M.S. on peut lire : « Où donc une femme doit-elle accoucher ? … Pour une femme enceinte à faible risque, cela peut-être à domicile, dans un petit dispensaire de maternité ou un centre d’accouchement urbain, voire dans un service de maternité d’un hôpital plus important. Il faut toutefois, dans cet endroit, que l’attention et les soins soient axés sur ses besoins et sa sécurité, et qu’il se situe aussi près de chez elle et de sa propre culture que possible. »

En page 40 du guide O.M.S. Parmi les pratiques dont l’utilité peut être démontrée et qu’il convient d’encourager. N°5 : « Respect du choix éclairé de la femme quant au lieu de la naissance. »


PRATIQUES

Chiffres de la France en 1998

Chiffre des Pays Bas

La Maternité en Europe, Rapport sur une Etude - O.M.S. -1988, Santé Publique en Europe 26

Guide pratique, Maternité sans risque : Les soins liés à un accouchement normal, Rapport d’un groupe de travail technique, O.M.S., 1996

Autre littérature

Déclenchement

 

Une femme sur cinq est déclenchée en France actuellement.

 

 

« On trouve dans la littérature scientifique des études montrant qu'il y a une relation entre le travail provoqué par les médicaments et l'accroissement du travail avant terme, la détresse fœtale, l'ictère néonatal, et les infections maternelles. (page 94 du rapport O.M.S.)

 

 

Monitoring

 

Toutes les femmes sont monitorées durant le temps de travail.

 

 

 « II est hors de doute que son utilisation pour surveiller le rythme cardiaque fœtal au cours de l'accouchement à été partiellement responsable dans de nombreux pays dune augmentation spectaculaire de la proportion de césariennes, passe de 5%-10%  20%-30% et plus. …  Du fait que les tracés sont difficiles à interpréter, en particulier pour distinguer entre stress fœtal normal pendant le travail  et la détresse fœtale, les résultats de la surveillance sont souvent interprétés comme anormaux, cette interprétation provoquant, à son tour, une décision d’intervention. » (page 95 du rapport O.M.S.)

 

 « En conclusion, la méthode de choix pour la surveillance du fœtus pendant le travail normal est l’auscultation intermittente. » (page 22)

 

Dans la classification des pratiques pendant un accouchement normal, on trouve page 41 du guide O.M.S.  Pratique dont l’utilité peut être démontrée et qu’il convient d’encourager. N°12 : « Surveillance fœtale avec auscultation intermittente. » Et page 43, pratique fréquemment utilisée à tord N°4 : « Monitorage électronique du fœtus. »

 

Le Lancet, journal médical prestigieux  publie le 12 décembre 1997, une revue d'ensemble de 15 études prospectives randomisées contrôlées comparant le monitoring électronique fœtal continu et l'auscultation intermittente. Toutes ses études sont arrivées aux mêmes conclusions : L'utilisation du monitoring électronique fœtal, n'a qu'un seul effet constant et significatif sur les statistiques, c'est d'augmenter le taux de césariennes.

 

Episiotomie 

 

50,9 %

 

« Des examens approfondis de la littérature concluent qu’un taux d’épisiotomie allant jusqu’à 20 % peut-être scientifiquement justifié. Dans certaines régions d’Europe, la proportion des épisiotomies est de 1,5%, et celle des déchirures spontanées de 4,5%, ce qui mérite réflexion. » (page 96).

 

Dans la classification des pratiques pendant un accouchement normal, on trouve page 43 du guide O.M.S.  Pratique fréquemment utilisée à tord N°13 : « Utilisation courante ou systématique de l’épisiotomie. »

 

 


 

PRATIQUES

Chiffres de la France en 1998

Chiffre des Pays Bas

La Maternité en Europe, Rapport sur une Etude - O.M.S. -1988, Santé Publique en Europe 26

Guide pratique, Maternité sans risque : Les soins liés à un accouchement normal, Rapport d’un groupe de travail technique, O.M.S., 1996

Autre littérature

Césarienne 

 

17,5 % de césarienne, jusqu’à 35 % dans certaines structures,

 et 19,6 % pour un premier bébé.

 

Comme on vient de le voir le monitoring a un effet sur l’augmentation du nombre de césarienne.  Un deuxième facteur est la menace de poursuites judiciaires. Cette menace « est avancée comme une des raisons importante du recours accru à cette opération. Dans cette pratique médicale défensive, il est plus sûr (pour le médecin) d’intervenir que de ne rien faire… Or, la césarienne est une opération de grande chirurgie qui comporte de vrais dangers. » Le danger pour la femme représente 1décès pour 1000 césariennes. La moitié de ces décès « …sont dus à l’acte chirurgical lui-même… Des recherches ont établi que la césarienne comporte aussi des risques importants pour l’enfant… »

(page 97 du rapport O.M.S.).

 

 

 

Le lieu 

Seulement 0,5% des naissances ont lieu à domicile en France.

 

30%

 « II ne faut pas oublier qu'il n'a jamais été scientifiquement démontré que, pour une femme ayant eu une grossesse normale, l'hôpital offre une plus grande sécurité pour l'accouchement que le domicile.

Les études sur les accouchements prévus à domicile dans les pays développés ont démontré qu'il y avait beaucoup moins d'interventions lors des accouchements à domicile que lors des accouchements à l'hôpital » (page 91)

 

En page 14 : « Où donc une femme doit-elle accoucher ? … Pour une femme enceinte à faible risque, cela peut-être à domicile, dans un petit dispensaire de maternité ou un centre d’accouchement urbain, voire dans un service de maternité d’un hôpital plus important. Il faut toutefois, dans cet endroit, que l’attention et les soins soient axés sur ses besoins et sa sécurité, et qu’il se situe aussi près de chez elle et de sa propre culture que possible. »

En page 40, parmi les pratiques dont l’utilité peut être démontrée et qu’il convient d’encourager. N°5 : « Respect du choix éclairé de la femme quant au lieu de la naissance. »

 

 


 

 

 

 

2) La demande des parents

a) rompre l’isolement

L’état psychologique et émotionnel particulier dans lequel est la femme pendant la grossesse, puis juste après l’enfantement, demande à ce qu’elle puisse être accompagnée, elle et sa famille.

Les familles expriment le souhait d’établir une relation différente que celle de client- professionnel.

Cet accompagnement dans ces moments essentiels est fait par une personne avec laquelle elle pourra établir un lien de confiance.

Cette personne était autrefois, un membre de la famille, une amie, une voisine, ….

Or la disparition des familles élargies, l’éclatement des cellules familiales, l’incompatibilité parfois d’être femme et mère en même temps, ont fait que souvent le parcours de la naissance est vécu dans la plus grande solitude, générant des situations de manque, voire de souffrance. La jeune mère et son entourage proche ont besoin de chaleur, de tendresse, d’écoute, d’encouragement, et d’une présence qui sache transmettre son savoir et expérience.

 

b) respecter les vrais besoins de la femme

Un bon accouchement doit s’accompagner d’une prise de conscience qui s’acquière avec le temps, et donc d’un espace et d’un travail pendant la grossesse. Un bon accouchement est seulement le commencement d’un profond changement chez la femme, dans la relation mère-enfant, dans la vie du couple. Toutes ces phases ont souvent besoin d’un soutien émotif, psychologique et social.

Pour accoucher une femme doit sécréter un certain nombre d’hormones, le principal organe qui secrète ces hormones est la partie profonde du CERVEAU, où se trouvent les structures primitives: l’HYPOTHALAMUS, les GLANDES HYPOPHYSES, par opposition au néocortex, responsable de l’activité intellectuelle, du langage, de la réflexion.

Parmi ces hormones l’une des plus importantes pendant l’accouchement est l’OCYTOCINE (responsable des contractions de l’utérus)

Chez la femme, l’ocytocine entraîne des contraction utérines lors de tous les épisodes de la vie reproductive : menstruation, grossesse, accouchement, allaitement, c’est l’hormone de l’amour.

Tout ce qui stimule le néocortex d’une femme en train d’accoucher risque d’inhiber le processus d’accouchement (questions précises, lumières vives, le fait de se sentir observé, les sécrétions d’adrénaline). L’adrénaline (qui stimule le néocortex) est sécrétée dans des situations de peur et d’anxiété. 

Pour que le néocortex reste au repos, il faut se sentir ‑EN SECURITE‑

 

Les conditions qui favorisent le bon déroulement de l’accouchement (en n’inhibant pas les processus hormonaux naturels), sont :

·      chaleur

·      lumières douces tamisées

·      soutien confiant et bienveillant et discret des personnes présentes

·      respecter la femme et son intimité

·      demander la permission de la femme avant une quelconque intervention ou examen

·      expliquer clairement toute intervention

·      discrétion des personnes présentes

·      ambiance de patience, de confiance, de bienveillance

 

voir le document réalisé par Judith Schorscher, à partir de la conférence de Michel Odent : « Naissance : Besoins, Rêves et Réalités » (1997) et du livre d'Andréa Robertson  « The Midwife Companion : The art of support during birth » (1997), ACE Graphics.

 

 

c) importance de la continuité de l’assistance

extrait du rapport OMS les femmes se plaignent de l’absence de suivi continu par une même personne.

La femme et le couple ont besoin de se sentir en sécurité pour traverser les phases de transformation de la famille. Pour cela elles ont besoin d’un lieu et de personnes en qui elles ont toute confiance pour les soutenir. Un même discours, 

 

3) La mission des sages-femmes

                 formation de la CNAM

                situation actuelle des sages-femmes grèves appels SF pour travail MDN

                mémoire des ESF

 

Les sages-femmes possèdent un statut de profession médical avec un droit de prescription au même titre que les médecins et les dentistes. Elles sont formées pour assurer de façon autonome le suivi et l’accompagnement de la grossesse normale et l’accouchement normal. Pourtant l’évolution du métier et des pratiques a amené un décalage entre leur compétence et l’exercice réel de leur métier. Leurs collaborateurs médicaux (obst, pédiatre…), et elles mêmes en oublie les missions de leur professions. Il en résulte un mal être général de la profession (les sages-femmes sont peu organisées, elles arrête leur métier)

 « Les sages-femmes salariées travaillant dans les cliniques privées se plaignent de leurs conditions de travail. » Il y a un réel mécontentement des sages-femmes d’autre part, de part la hiérarchisation dans les équipes.

Depuis le début de la mise en place du projet nous avons de nombreux appels de sages-femmes de toutes la France pour connaître l’avancée de tels projets.

En 1997, le directeur de l’O.M.S. signe un éditorial dans le magazine santé du monde n°2 dans lequel il déclare :

« … On sait très bien pourquoi les femmes qui donnent la vie risque de rester handicapées ou de mourir…

Il faut faire de la santé des femmes une priorité…

Les personnes les mieux armées pour assurer des soins technologiques appropriés et rentables sont celles qui possèdent des compétences obstétricales et vivent près d’elle. Dans la plupart des cas : les sages-femmes. …

Une faible mortalité maternelle va de paire avec une forte proportion d’accouchements pratiqués par une sage-femme. …

La sage-femme est surtout la garantie qu’une intervention inutile est évitée et que la qualité des soins se maintient… »

La Suède pays en tête avec un très bon taux de mortalité infantile, compte une sage-femme pour 1000 habitants, contre une pour 6000 habitants en France.

 

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